Éducation & Savoir

La lourdeur du cartable : une série de mesures
déjà prises par le Ministère de l’éducation

manuels scolaires

L’allègement du cartable, une priorité pour le département de Mme Benghebrit. Le ministère de l’Éducation nationale ayant déjà pris une série de mesures dans ce sens.

Le poids du cartable a été maintes fois abordé par les associations de parents d’élèves, les enseignants et les pédagogues, car souvent les élèves arrivent à l’école complètement éreintés à cause de ce fardeau pratiquement intransportable par les élèves du primaire. La lourdeur du cartable est due en partie au manque de casiers dans les classes, mais la surcharge des programmes scolaires y est aussi pour beaucoup.

Un livre unique qui réunit toutes les matières du primaire

La ministre a fait savoir qu’il y aura une réduction du poids du cartable de 30% pour les écoliers des 1re, 2e et 3e année primaire avec comme solution finale une armoire de rangement dans chaque classe. Mais cette mesure sera applicable pour cette année seulement, dira la ministre, affirmant que la rentrée de 2015 verra la suppression de tous les livres pour être remplacés par le livre unique qui réunit toutes les matières pour le cycle primaire, afin d’alléger le cartable. « Notre objectif pédagogique est d’aller vers le livre unique, une commission travaille sur cette question pour qu’il soit prêt à la rentrée de 2015 ».

La résolution de la question de la charge des cartables figure parmi les « mesures d’urgence » à mettre en œuvre dans le cadre du « chantier de la refonte pédagogique ».

Le département de l’Éducation nationale envisage également de « revenir à l’idée d’élaborer un cahier des charges pour que les concepteurs de manuels scolaires puissent répondre à des profils qui auront été mis en place par la commission nationale des programmes », a souligné la ministre, ajoutant que tout ce processus de « révision de manuels scolaires » sera accompagné par un « intense programme de formation destiné aux enseignants ». Elle a fait savoir que le glissement national du livre gratuit au « livre solidaire » n’est pas un don pour l’élève mais un prêt. Il sera rendu à l’établissement scolaire à chaque fin d’année. « L’objectif de l’année prochaine n’est pas comme celui de la présente où le livre est toujours offert. A partir de l’année prochaine ce sera une mise à disposition afin de développer le volet éducation civique qui concerne, entre autres, le respect du livre.

Un guide de gouvernance

Par ailleurs, le ministère de l’Éducation nationale procèdera dès l’année prochaine à l’édition d’un « guide de gouvernance ». « Nous avons constaté qu’il existe beaucoup de problèmes dans le secteur en matière de gestion, nous élaborerons ce document d’orientation et nous souhaitons que tous nos partenaires participent à une charte d’éthique qui va être discutée avec eux », a déclaré la ministre, ajoutant qu’il y aura également l’institutionnalisation du principe de l’obligation de résultats. « Nous avons les coudées franches parce que nous nous inscrivons dans le cadre de la politique gouvernementale dans le travail d’une commission qui a donné ses résultats, des mesures ont été prises par le conseil de gouvernement et ont été adoptées par l’APN. Cette marge de manœuvre inscrite dans l’esprit de ces référentiels est destinée à améliorer essentiellement le système »a souligné la ministre. Cette dernière a appelé à l’adoption de ce système de bonne gouvernance à tous les niveaux à travers une gestion « participative » qui vise à améliorer les résultats de tous les paliers d’enseignement dans le cadre d’une charte de déontologie.Selon la ministre, la bonne gouvernance exige avant tout de réunir les conditions de vie et de travail « appropriées » et de former des enseignants et cadres pour le développement des compétences.

Évoquant l’importance de l’approche adoptée par le ministère en vue de pallier les dysfonctionnements enregistrés dans le système éducatif, la ministre a fait savoir que la démarche repose sur trois axes essentiels, à savoir l’évaluation pédagogique, la formation et la bonne gouvernance. « La nécessité de rendre opérationnelles les mesures visant une amélioration de la gestion du système éducatif, l’application de la loi d’orientation sur l’éducation nationale et des décisions du gouvernement relatives à la réforme ainsi que les résultats de l’évaluation périodique du palier d’enseignement obligatoire, nous ont permis de définir le champ d’intervention, les catégories ciblées et les moyens de réaliser les objectifs de la réforme ».

Revenant sur l’enseignement primaire qui constitue, selon elle, « une étape importante qui détermine l’avenir scolaire de chaque élève », la ministre a affirmé que son département « lui accorde toute la priorité ». La formation restant le meilleur moyen d’ optimiser la performance de l’enseignant et, partant, la qualité de l’enseignement, Mme Benghebrit a mis en évidence la « nécessité de mettre en place un plan de formation en vue de pallier les lacunes existantes et d’améliorer les compétences professionnelles qui auront un effet immédiat sur la qualité de l’enseignement ».

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