
Le Baccalauréat en France c’est pour bientôt, à l’heure où L’épreuve de philosophie (16 juin), tant redoutée du baccalauréat approche à grand pas, le stress se fait de plus en plus présent, et les révisions occupent désormais tous les esprits.
Il n’y a pas lieu de s’affoler, il existe bien des solutions pour vous aider à mieux aborder et préparer tranquillement cet examen. Chaque matière étant spécifique, elle requiert une technique d’approche bien particulière. Certes, le stress monte et les périodes de révisions peuvent s’apparenter à des vacances en raison de l’absence de cours, pourtant il ne faut pas perdre le rythme acquis tout au long de l’année.
Bien dormir, bien s’alimenter et savoir prendre le temps de s’aérer l’esprit entre deux sessions de révisions, cela reste plus que jamais nécessaire en cette période. « Pour le stress, il existe des tisanes ou de l’homéopathie » tient à signaler Louis Ruggieri, professeur d’histoire-géographie.
Quelques petites règles de base pour le jour J.
Pour ne pas vous rajouter de l’angoisse supplémentaire, la veille, préparez vos affaires et changez-vous les idées en oubliant les révisions. Regarder un film, sortir, voir ses amis… vous détendra. Le grand jour, partez en avance de chez vous de façon à ne pas être en retard. Pensez à prendre des stylos qui marchent et une calculatrice qui fonctionne (vérifiez les piles). Et n’oubliez pas que vous pouvez faire confiance à votre cerveau si vous avez bien révisé.
Français
L’épreuve de français est une épreuve anticipée qui se passe pour toutes les filières durant l’année de première. Il faut savoir que l’épreuve écrite est dissociée de l’épreuve orale. L’épreuve écrite, d’une durée de 4 heures pour toutes les filières, propose trois types de sujets dont la dissertation, le commentaire de textes et l’écriture d’invention. L’oral, quant à lui, s’organise une fois la question de l’examinateur posée, en une préparation de 30 minutes suivi d’un exposé de 10 minutes et d’une suite de questions venant de l’examinateur, de 10 minutes. « Les révisions de l’oral permettent de réviser l’écrit », souligne Sylvain Leroy, professeur de français.
Pour préparer l’oral
il est nécessaire avant tout autre chose de bien relire ses textes et de clarifier le vocabulaire afin d’en comprendre le sens littéraire.
– Réviser en ayant son texte et son cours en vis-à-vis peut permettre une meilleure compréhension.
– Pensez aussi à réviser vos textes, séquence par séquence, afin de faire le lien entre eux et de comprendre la suite logique.
– S’entraîner à s’exprimer oralement tout d’abord en ayant son texte sous les yeux puis en le cachant est également de mise.
– Imaginer par avance les questions qui peuvent être posées et les plans pour y répondre permettra d’anticiper et d’acquérir les bons réflexes.
– Réviser à deux en mettant en place des jeux de rôles, l’un jouant son propre rôle d’élève, l’autre d’examinateur peut aussi être motivant et aider à prendre conscience de ses lacunes.
Le jour J,
il faut répondre à la question de l’examinateur en construisant un plan organisé. « L’idée que la réponse soit structurée est une attente du jury et est très valorisée », commente Sylvain Leroy.
Pour l’écrit,
il ne faut pas arriver avec un choix de sujet déjà établi et rester ouvert à la dissertation, souvent mise de côté. « Revoir les copies corrigées tout au long de l’année est très formateur même si ce n’est pas toujours très agréable », poursuit-il.
Pour le commentaire de texte,
il est important de justifier les interprétations qui en sont faites, et de veiller à attribuer une idée directrice par paragraphe.
Pour l’épreuve d’écriture d’invention,
même si l’exercice peut paraître plus difficile, sa longueur doit être la même que pour les autres types d’exercices. Les terminales littéraires ont, quant à elles, une épreuve de littérature. Le conseil primordial est d’apprendre des citations par coeur. « Il faut aussi être capable de mobiliser vite ses connaissances. Le brouillon doit être réalisé rapidement, il ne s’agit pas d’un plan très détaillé car l’épreuve dure seulement deux heures », ajoute M. Leroy. Le jour J, il faut répondre à la question de l’examinateur en construisant un plan organisé.
L’épreuve de SES dure 4 heures pour la partie obligatoire à laquelle y est ajoutée une heure pour les élèves ayant choisi l’économie comme spécialité. Le choix est possible entre une épreuve de dissertation s’appuyant sur un dossier de documents et une épreuve composée divisée en trois parties. Malgré le fait que l’épreuve soit récente, il existe déjà quelques annales qui peuvent aider à préparer au mieux l’examen. « Aujourd’hui, il est devenu compliqué de faire des impasses, le sujet couvrant tout le champ du programme », pour Jean Lambert, professeur de SES. « Toutefois, des chapitres sont plus denses que d’autres comme celui traitant du fonctionnement du marché du travail, celui sur le commerce international ou encore sur le fonctionnement de la protection sociale ». Pour mieux les apprendre, le professeur conseille de lister les chapitres et leurs notions.
Le jour du baccalauréat, mieux vaut éviter toute situation de stress supplémentaire. Il est plus judicieux d’utiliser la totalité du temps imparti pour se relire plutôt que de partir avant la fin. « Les élèves gèrent mal leur temps et négligent souvent leur brouillon. Or, une copie qui a été faite sans brouillon se voit directement, tout comme une copie qui n’a pas été relue. De plus, il faut savoir que des points liés à la présentation, la forme et à l’orthographe sont accordés ».
Il faut à tout prix travailler en utilisant les sujets des années précédentes. Faire des fiches, des résumés de cours et de formules pour les chapitres qui s’y prêtent. « Travailler chapitre par chapitre, faire les exercices jusqu’à ce que ça bloque, s’aider de la correction et recommencer estun bon apprentissage », explique Olivier Vanadia, professeur de mathématiques. La méthode Coué peut aussi aider à faire face à cette montée d’adrénaline. « Se dire que tout ce qui va être demandé, a forcément déjà été vu en cours, peut aider », conseille-t-il. Avec un coefficient très important, 7 ou 9 selon le choix de la spécialité de l’élève, il ne faut rien laisser au hasard. Les probabilités, l’analyse d’études de fonction et les algorithmes seront, quoi qu’il arrive, de la partie. « Il est préférable de faire la moitié des exercices mais aux trois-quarts justes plutôt que la totalité mais au trois-quarts faux ». Enfin, pensez à vérifier les piles de la calculatrice.
Les révisions doivent être complètes. Pour Louis Ruggieri, professeur d’histoire-géographie, « Il faut faire l’impasse aux impasses ». Sa technique est simple : « Après avoir appris une première fois par coeur tous les cours, mettre en place un système de révisions en équipe peut être bénéfique. En effet, chaque chapitre a son importance. Il est capital de faire de bonnes fiches de révisions ».
– Pour l’histoire, il faut classer ses fiches selon le plan du cours, les personnages historiques, la chronologie mais aussi le vocabulaire spécifique du chapitre.
– Pour la géographie, faire des fiches avec des croquis simplifiés, des schémas ou des organigrammes peut s’avérer être la bonne solution. Afin de dédramatiser les cartes, il est bon de donner des moyens mnémotechniques. Pour les fiches, un croquis est souvent plus parlant qu’un discours. Et surtout les élèves ne doivent pas, le jour J, oublier la légende qui est capitale.
N’ayant pas suffisamment d’annales suite aux réformes de l’épreuve, il est nécessaire pour la préparation de l’épreuve écrite, (devenue aujourd’hui plus rédactionnelle) de se créer ses fiches de révision en résumant les formules, les définitions ainsi que l’essentiel du cours. Le jour J, la précision des chiffres est de rigueur, il n’y a pas de hasard, « les sciences ne sont pas de l’à peu près, il faut justifier ses réponses et donner des résultats précis », commente Sofia Ali-khellaf, professeur de sciences physiques.
– En complément de ces fiches, s’entraîner aux activités documentaires des livres est un bon exercice, sans oublier le travail à plusieurs qui est très constructif. « Les révisions sont beaucoup plus faciles quand on travaille en groupe, car chacun y apporte ses compétences », précise-t-elle. Concernant l’épreuve pratique, l’assiduité tout au long de l’année est le meilleur moyen de réussir.
– Première épreuve du baccalauréat pour les terminales,
l’épreuve de philosophie est souvent très redoutée par les élèves. Elle est une source de stress importante en raison de son côté, en apparence, aléatoire. Trois sujets présentant deux types d’exercices sont proposés dont l’explication de texte et la dissertation. Pour réviser cette matière, rien de mieux que de répartir ses révisions sur une longue période de l’année, la matière étant exigeante. Un bon planning de révision est la clé. Comme pour les autres matières, travailler en groupe peut permettre de se motiver mais aussi et surtout de ne pas être découragé par l’ampleur du travail demandé. Faire des fiches présentant les auteurs vus en cours mais aussi les concepts importants et certaines citations, pouvant faire un bel effet est également un plus.
Le jour de l’examen ne pas déprimer devant sa feuille.
Lisez bien plusieurs fois les sujets proposés afin de dégager celui sur lequel vous avez le plus de connaissances. Des sujets étant parfois accrocheurs et sensibles, il est nécessaire de maîtriser ses émotions et de ne pas se laisser emporter et enthousiasmer sur la copie. Sur le plan de la forme, il faut veiller à établir un plan structuré, ne pas négliger l’introduction et la conclusion ainsi que construire un argumentaire logique.
Lucie Germain Brottes et Emilie Gutierrez [via 20minutes.fr]

Le « texting« , et plus généralement, le fait d’adopter un langage abrégé, n’a sans doute pas aidé la grammaire dans son ensemble. Une étude tend d’ailleurs à le prouver.
Read More about « Un langage abrégé (texto) n’aide pas la grammaire à pérémiser »…