
Une question qu’on ne pourrait malheureusement pas poser aux jeunes adultes d’aujourd’hui pour la simple raison que depuis une décennie, le sport scolaire s’est laissé mourir dans l’indifférence totale…
Pourtant il fut une époque, et particulièrement pendant les années 70, 80, où tous les enfants scolarisés ont pu faire du sport avec des enseignants attitrés, pour ne pas dire de vrais athlètes qui, entre deux compétitions, faisaient profiter les jeunes élèves de leur savoir et de leur esprit sportifs. Une discipline qui était considérée comme une matière à part entière, notée et comptabilisée dans la moyenne générale de l’élève. Le sport scolaire était, par ailleurs, une manière de repérer les enfants doués pour une discipline précise et définir tout au long de leur cursus scolaire les potentialités de chacun.
Après un abandon presque total qui a duré des années, la redynamisation de la pratique sportive en milieu scolaire revient à l’ordre du jour.
Au moment où la violence en milieu scolaire prend des proportions alarmantes et au moment où les jeunes font face à des problèmes familiaux, à la pauvreté, au despotisme d’un père trop autoritaire, à la consommation de drogues dans leur quartier… Il était temps de revenir à la pratique du sport dans les écoles pour rationaliser un trop-plein d’énergie chez ces enfants qui ne demandent qu’à la dépenser.
Cette redynamisation est concrétisée à travers un ambitieux programme baptisé par les responsables du ministère de la Jeunesse et des Sports «classes sport étude». Il s’agit de mettre en place au niveau de chaque établissement scolaire des classes qui regroupent les élèves les plus doués dans différentes activités sportives, repérés dans des centres ou des clubs. Une enveloppe de 800 millions de dinars annuels est consacrée pour ces classes sport études.
M. Omrani Maâmar, directeur central chargé de la promotion du sport pour tous, et dans le milieu de l’éducation et de la formation au MJS, a affirmé dans une émission de la Chaîne 3, que « les 16. 000 enfants qui bénéficient du programme classes sport études représentent “la base“ des futurs jeunes talents. “Notre but est que ces jeunes atteignent l’élite nationale pour qu’ils représentent dignement le pays sur la scène internationale», avait-il déclaré . De 6.100 élèves sportifs ayant rejoint les classes sport étude en 2010, le nombre est arrivé actuellement à 16.000 élèves, ce qui représente un bond spectaculaire. Ce nombre est réparti sur 16 spécialités sportives dans 660 classes pédagogiques de 290 établissements.
Le responsable du MJS avait souligné, que la prise en charge de l’enfant doit se faire dès le niveau primaire, là où il a “toute sa force”, et non pas quand il intègre le cycle moyen de sa scolarité (CEM).
Toutefois, M. Omrani avait regretté, le manque d’encadreurs sportifs dans les écoles primaires, actuellement de 2.057 pour 18.000 établissements, un problème qui est en train d’être réglé par le lancement d’un programme de formation en sport au profit des instituteurs. Les fruits d’un tel investissement ne seront pas cueillis de sitôt mais de l’avis des spécialistes du sport et de l’éducation il y a un travail de base qui sera accompli à travers ce programme.
“Ces écoles seront l’antichambre de l’élite, le réservoir où nous pourrons puiser” pour renforcer les équipes nationales, et aussi pour fabriquer les meilleurs sportifs de demain», nous dira un professeur d’éducation physique qui se félicite de la mise en place de ces classes sport étude.
[via] Farida Larbi, elmoudjahid.com

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