Éducation & Savoir

De nouveaux mécanismes seront mis en place

universite et entreprise

Pour l’emploi des diplômés de la formation professionnelle, de nouveaux mécanismes seront mis en place en partenariat avec les autres secteurs. C’est le premier responsable de ce département, M. Nouredine Bedoui, qui vient d’annoncer ces dernières mesures en affirmant que « les mécanismes juridiques de renforcement du partenariat avec les différents secteurs concernés dans le cadre de la concertation permettront d’ouvrir l’emploi aux diplômés de la Formation professionnelle, en assurant leur insertion professionnelle conformément aux exigences du marché du travail ».

M. Bedoui a précisé que des initiatives ont déjà été prises dans cette perspective. Il s’agit de la mesure qui impose aux firmes étrangères activant en Algérie d’assurer une formation pratique au profit des apprentis, en contribuant à améliorer leur niveau dans leurs secteurs d’activité. Et pour se mettre un peu plus au diapason du marché de l’emploi, le ministre a affirmé que ce secteur va mettre en œuvre un certain nombre de dispositions, notamment celles relatives au développement du système d’orientation et la réorganisation du processus actuel de l’enseignement professionnel ainsi que la mise en place de centres d’excellence dans les domaines de l’agriculture, du bâtiment, l’industrie automobile, les énergies renouvelables et les technologies.

Ne s’arrêtant pas là, le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels est en passe de voir les textes de loi le régissant complètement révisés. En effet, un projet de loi amendant et complétant la loi n° 81-07 relative à l’apprentissage du 27 juin 1981 est actuellement en cours d’élaboration pour être adapté aux exigences du marché et « répondre au mieux aux besoins du marché du travail en matière de compétences professionnelles », comme l’a stipulé M. Bedoui. Les amendements portent sur trois axes fondamentaux ayant trait notamment à l’extension de l’âge maximal des apprenants des deux sexes à 35 ans. Il s’agit également de la valorisation de la fonction du maître artisan chargé de l’apprentissage et de soumettre l’apprentissage à l’évaluation et au contrôle technique et pédagogique par l’inspection pédagogique relevant de l’administration chargée de la formation professionnelle.

Concernant le premier amendement relatif à l’extension de l’âge maximal à 35 ans pour les deux sexes, le ministre a affirmé qu’il visait la consécration de l’égalité des chances aux jeunes des deux sexes pour accéder à la formation par apprentissage. Le ministre a indiqué que cet amendement « renforce également la mesure en vigueur depuis la promulgation de la loi en 1990 au profit des personnes handicapées exemptes de la mesure de limitation d’âge pour accéder à la formation par apprentissage. Quant au deuxième amendement relatif à la valorisation de la fonction du maître artisan chargé de l’apprentissage, M. Bedoui a souligné qu’il avait pour objectif « la consécration de l’assise juridique de la valorisation de la fonction » à travers la promotion de la formation par apprentissage et le choix des formateurs parmi les professionnels les plus qualifiés pour assurer cette mission ». Le troisième amendement relatif au cadre de contrôle permanent de l’apprentissage aux niveaux national et local attribué à l’inspection relevant de l’administration chargée de la formation professionnelle, vise, selon M. Bedoui, à soumettre l’apprentissage à l’évaluation et au contrôle technique et pédagogique.

Abordant les avantages de la formation par apprentissage, le ministre a indiqué que « ce mode de formation est moins coûteux pour l’Etat et plus adapté aux besoins des entreprises économiques ». Le projet de loi tend à développer le mode de formation par apprentissage, à répondre au mieux aux besoins des entreprises en matière de ressources humaines et à assurer une meilleure insertion des diplômés dans le monde du travail.

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