Éducation & Savoir

69.000 examinateurs et correcteurs mobilisés
pour les deux examens, BAC et BEM :

Bac

La phase de correction des épreuves du BEM et du Bac a déjà été entamée pour ces deux examens. Les épreuves du BEM se sont achevées la semaine dernière et celles du Bac une semaine avant. Pour les candidats, le trac et la pression ont disparu, laissant place à une nouvelle épreuve encore plus dure et plus difficile : l’attente des résultats dont la proclamation est prévue pour le 30 juin courant pour le BEM et le 6 juillet prochain pour le Bac.

69.000 examinateurs et correcteurs mobilisés pour les deux examens entament le sprint de la correction de près de 7 millions de copies. Quant à l’opération de correction proprement dite, l’on nous apprend qu’à la fin de chaque épreuve, les copies anonymes des candidats sont ramassées salle par salle dans les 4.760 centres d’examens mobilisés. Chaque salle correspond à un jury. Les copies sont ensuite comptées et envoyées dans les centres de correction, où elles sont classées par matière et par jury, puis réparties de manière aléatoire entre les correcteurs, qui sont conviés à une première réunion de jury et qui récupèrent les copies qui leur ont été assignées, ainsi que le corrigé correspondant à l’épreuve. Chaque copie sera corrigée et notée deux fois.

Une troisième correction est obligatoire dans le cas où l’écart entre les deux notes attribuées par les différents correcteurs serait très important. La place et l’importance accordées par la tutelle et toute la société à l’examen du baccalauréat fait que rien n’est laissé au hasard et tout doit se faire avec soin et minutie. La correction de cet examen est loin d’être une mince affaire ! C’est un véritable travail de fourmi. Tout est calculé et planifié jusqu’au moindre détail. La moindre erreur n’est pas permise.

Concentration, sérieux et compréhension sont les maîtres mots pendant deux semaines où chaque enseignant correcteur connaît parfaitement sa mission et surtout l’accomplit avec dévouement. Long, voire très long est le processus de correction des copies des candidats du baccalauréat. C’est à se demander comment tout peut se faire en quinze jours uniquement !

Le processus de correction des copies

Les copies ne portent ni le nom ni le prénom encore moins le numéro d’inscription au Bac. Un nouveau code ou numéro d’anonymat est attribué à chaque candidat. Autrement dit, la copie est corrigée dans l’anonymat le plus total. Les enseignants ne risquent point de tomber sur les copies de leurs élèves. Il faut savoir à ce propos que les copies des différentes épreuves ne risquent même pas d’être corrigées dans leur totalité dans le même centre.

Le maximum est de trois épreuves par candidat. Autrement dit, un candidat au Bac voit par exemple sa feuille de réponse de l’épreuve de maths corrigée au centre de Tizi-Ouzou alors que celle de langue arabe atterrit au centre de correction de Batna. Mis à part le chef du centre de regroupement des copies, personne, ne sait de quel centre proviennent les copies.

Après la série de vérifications, commence la correction collective d’un échantillon de 10 à 12 copies. Après cette opération, les enseignants correcteur entament les corrections dans des salles composées de 25 enseignants qui passent des heures à évaluer les réponses des candidats sans porter aucune note ni autre correction sur la copie du candidat. Tout est porté sur la liste portant le code ou numéro d’anonymat avec les renseignements de l’enseignant-correcteur.

Il arrive parfois, que le président de la commission de correction peut cibler un enseignant et proposer quelques copies qu’il a corrigées aux enseignants-évaluateurs et compare les deux corrections. Les coordinateurs et autres secrétaires veillent au grain et vérifient à trois reprises la liste des notes : les notes partielles, les totaux et les surcharges c’est-à-dire les ratures, les erreurs… À zéro erreur, le feuillet des notes de la première correction est avalisé et envoyé sur CD au centre de regroupement et de délibérations.

La seconde et la troisème correction

Commence alors la seconde correction qui est obligatoirement faite par d’autres correcteurs dans une autre salle. Le même processus que celui de la première correction doit être respecté. Une fois la deuxième correction achevée, une troisième correction s’impose en cas de large écart (3,5 pour les matières scientifiques et technique et supérieur à 4 pour les matières littéraires) entre les deux premières corrections. Si l’écart dépasse 25% des copies corrigées par le même enseignant, toutes les corrections du jury sont refaites. Le correcteur fautif est automatiquement sanctionné. Le deuxième CD doit être fin prêt et envoyé au centre de regroupement trois ou deux jours avant la parution des résultats.

Après avoir accompli leur mission les correcteurs quittent le centre de correction à ce moment là pour laisser place au logiciel pour les délibérations. Une phase où les correcteurs qui se sont tant dévoués ne sont pas associés.

Rechercher
Aller plus loin
Articles archivés
Catégories
Pourquoi pas !