La psychanalyste Diane Drory estime que « Le stress des parents peut empêcher un enfant d’étudier ». Pour elle, on fait de la réussite scolaire une indication de la réussite de la parentalité.
On ne souhaite qu’une chose en tant que parent, c’est que son enfant prenne les rênes de sa scolarité. Sans avoir à intervenir. Ça, c’est pour la théorie. Mais qu’en est-il en pratique ? Nombreux sont les parents qui se jettent sur les cahiers, bulletins, interros… et déclarent en toute bonne foi : « Quoi, tu nous as fait un 4/10 ?! ». Un fameux paradoxe ! A la fois, l’enfant se sent téléguidé par le désir parental alors que, dans son discours, le parent affirme que c’est pour SON avenir ! Il y a une réelle contradiction entre le langage et l’acte.
Parce qu’on a fait de la réussite scolaire une indication de la réussite de la parentalité. Avec aussi cette question lancinante : Que va-t-il faire sans diplôme ? Or, il peut faire beaucoup de choses, pour autant qu’il soit courageux, curieux et entreprenant. Ce sont ces qualités-là qu’il faut cultiver en tant que parents ! Soutenir le désir de l’enfant pour ce qui l’intéresse. Et pas uniquement dans les matières scolaires.
« Je ne lui demande rien, sauf de travailler pour l’école ». En fait, c’est ce « rien » qui pose problème. Si on ne lui a jamais rien demandé -contribuer à diverses tâches ménagères, par exemple-, il est déconnecté de la réalité et ne voit pas pourquoi il devrait faire des efforts. L’effort ? Un mot qui n’a pour lui aucun sens parce que cette expérience n’a pas traversé son corps ! S’il a toujours été éduqué dans le « bonheur quoiqu’il arrive », le jeune comprend « j’étudie quand j’en ai envie ». Le cercle vicieux est enclenché !
L’échec, un mot lourd de sens ! Et il ne faut justement pas se tromper de sens ! « Perdre » une année scolaire, c’est moins grave que de perdre sa vie ! Doubler son année ou changer d’orientation permet parfois au jeune de reprendre en mains sa scolarité parce que c’est lui qui lui redonne du sens. L’échec peut alors être l’ouverture vers une grande réussite, à condition d’en faire quelque chose. Dans un projet personnel et non une voie toute tracée qu’on voudrait lui imposer. Si la scolarité ne sert qu’à satisfaire le désir parental, l’enfant va y correspondre… pendant un certain temps !
Va travailler ! Une phrase récurrente en cette période de fin d’année scolaire. Nécessaire pour certains ? Sans aucun doute. N’oublions pas que les parents sont là aussi pour assurer le cadre. Si le jeune est trop souvent et longtemps vautré devant les matches de tennis de Roland Garros, le rappeler à ses contraintes scolaires est certainement indispensable. Maintenant, ce qu’il fait devant son bureau lui appartient. Baisser le niveau de stress parental, c’est autoriser le jeune à en faire son affaire personnelle. S’il rate, il verra que cela dépend de lui. Lâcher prise ? Pas forcément simple pour les parents…
[via] Diane Drory, lesoir.be

Le « texting« , et plus généralement, le fait d’adopter un langage abrégé, n’a sans doute pas aidé la grammaire dans son ensemble. Une étude tend d’ailleurs à le prouver.
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