Éducation & Savoir

Nouvelles cantines scolaires : taux de couverture de 85%

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La directrice de l’action sociale au ministère de l’Education nationale, Mme Latifa Ramki, a souligné dans un entretien accordé à l’APS, que le secteur de l’Education nationale s’est renforcé, cette année, par la mise en service de 267 nouvelles cantines scolaires, dont 27 à Sétif, 20 à Médéa, 21 à Tébessa, 15 à Khenchela et 14 à Alger.

Avec l’ouverture de ces structures, le nombre global des cantines scolaires s’élève donc actuellement à 14.392 cantines, ce qui représente un taux de couverture de 85% (le nombre des écoles étant de 25.000). Mme Ramki a affirmé que ces cantines sont ouvertes gratuitement à 3,2 millions d’élèves, soit 82% du total des scolarisés du cycle primaire. faut-il le rappeler, le nombre des élèves bénéficiaires des cantines connaît une hausse progressive. En 2012, ils étaient 3 millions à en bénéficier contre 600.100 en 2000.

Interrogé par APS sur le contrôle de la gestion des cantines et de la qualité des repas, Mme Ramki a assuré que cette mission est en fait prise en charge à plusieurs niveaux, impliquant ainsi plusieurs intervenants dont, les associations des parents d’élèves, les APC et les inspecteurs du ministère de l’Education au niveau local et central.

La majorité des cantines du cycle primaire ont ouvert dès le deuxième jour

Autre fait à relever, « parmi les nouveautés de la rentrée scolaire 2013/2014, il y a lieu de signaler que la majorité des cantines du cycle primaire ont ouvert leurs portes dès le deuxième jour, alors qu’en 2012 cela s’était fait à partir du 19 septembre. C’est une première depuis l’indépendance », affirme la directrice de l’action sociale au ministère de l’Education nationale. Poursuivant ces propos, elle souligne que le retard constaté dans l’ouverture de « quelques cantines scolaires est notamment dû à l’absence de directeurs d’écoles, pas encore installés, au non achèvement des travaux d’aménagement et à l’absence du personnel pour les gérer. » Le ministère de l’Education entend bien entamer l’année scolaire, surtout que la politique des pouvoirs publics en la matière consiste à « intensifier les efforts pour réduire la part des repas froids et les remplacer par des repas chauds. » Durant l’année scolaire 2012-2013, le taux de repas froids (pain, yaourt, fromage, œuf, fruit), servis aux élèves à cause notamment de l’absence d’équipement des cantines, était de 11%. Le ministère ambitionne de le ramener à moins de 10% cette année, fait savoir Mme Ramki. Pour ce qui est du financement des cantines, l’Etat a décidé d’augmenter sa contribution au financement, auquel participent les assemblées populaires communales (APC) et les assemblées populaires de wilaya (APW). « Pour la nouvelle année scolaire, l’Etat a augmenté sa contribution de 5 DA par repas », indique Mme Ramki. Ainsi, il apporte une contribution de 40 DA par repas dans les wilayas du Nord et de 50 DA dans les 14 wilayas du Sud. « Des repas à 40 ou 50 DA est un minimum garanti à tous les élèves du primaire à l’échelle nationale. Le reste dépend des contributions des APC et des APW qui y participent en fonction de leurs budgets », précise la responsable. Pour l’année scolaire en cours, le budget alloué à l’alimentation des écoliers s’élève à près de 20 milliards de dinars, contre 14,2 milliards de dinars en 2012 et 1,4 milliard de dinars en 2000, selon les chiffres du ministère.

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