
Après deux semaines de vacances, l’ensemble des élèves tous cycle confondus reprennent le chemin de l’école pour entamer le dernier trimestre de l’année scolaire. C’est le trimestre le plus court, dont la plus grande partie du temps pédagogique sera consacrée aux révisions et au rattrapage des heures perdues.
Ce trimestre présente de véritables défis non seulement pour les élèves, mais aussi pour les enseignants et les chefs d’établissement. Il est question de maîtriser la gestion du temps suffisamment mouvementé avec les interruptions diversifiées enregistrées, notamment durant le deuxième trimestre de l’année. On peut en citer la grève observée en janvier dernier par les élèves issus de classes de terminale et les intempéries qui ont affecté le pays en février 2012. Selon les statistiques du ministère de l’Éducation nationale, on compte une moyenne de douze heures perdues par matière suite à l’arrêt des cours observé par les candidats au bac qui a eu lieu en janvier dernier. Par ailleurs, 497 établissements scolaires, dont 40 lycées et 45 collèges réunissant 500.000 élèves relevant des trois paliers d’enseignement, ont été fermés dans plusieurs wilayas suite aux intempéries. Cette situation a poussé le ministère de tutelle à tracer un plan de rattrapage au niveau de chaque wilaya au profit des candidats aux examens de fin d’année scolaire.
Ce plan sera-t-il honoré au cours de ce dernier trimestre qui s’annonce difficile, avec la décision de plusieurs syndicats du secteur qui comptent renouer avec la protestation. C’est le cas d’ailleurs du Cnapest qui, dans un communiqué qu’il a rendu public vendredi dernier, appelle à une grève illimitée à compter du 10 avril, soit une semaine après la reprise des cours. Cette décision a été prise suite à la réunion du conseil national du syndicat tenu mercredi et jeudi derniers et qui a pris en compte les rapports faits par 40 wilayas.
Le Cnapest qui reconnaît le soutien de la tutelle aux enseignants dit appréhender l’aboutissement du dossier sur le statut particulier, d’autant plus que le syndicat ne prend pas part aux négociations finales, lesquelles sont confiées à une commission mixte spécialisée. Le MEN, faut-il le rappeler, a rencontré durant le mois dernier plusieurs syndicats du secteur pour une concertation sur la question. Le dossier est soumis à l’appréciation du gouvernement qui a reçu la mouture finale du statut des travailleurs du secteur il y a une semaine.
❏ Parmi les revendications exprimées par le Cnapest à travers cette action de protestation, on cite
❏ la signature du statut particulier des travailleurs du secteur de l’Éducation nationale tel qu’établi avec les partenaires sociaux,
❏ la révision de la prime de région et la prime du Sud conformément au nouveau régime indemnitaire, ainsi que
❏ la finalisation du travail des commissions mixtes concernant la médecine du travail.
Pour sa part, le CLA, syndicat écarté des négociations avec la tutelle, car non agréé, menace lui aussi de recourir à la grève au cours de ce troisième trimestre suite à ce qu’il a appelé « la précarité du système éducatif ».
En tout état de cause, les cours dispensés pour les candidats au bac s’arrêteront le 30 avril prochain pour laisser place aux révisions. Le ministre a annoncé que les établissements resteront ouverts pour les élèves de classes de terminale qui veulent suivre des cours de soutien ou procéder à des révisions durant tout le mois de mai, soit un mois avant les épreuves du bac qui auront lieu à partir du 3 juin prochain.
Le ministère de l’Education nationale précise que « les inspecteurs en charge de la pédagogie et les enseignants veilleront au déroulement normal des programmes des enseignements qui progresseront selon un rythme adapté aux capacités d’assimilation et de compréhension d’un élève moyen». S’agissant des dates des examens de fin d’année scolaire, il a affirmé qu’elles resteront inchangées. Les épreuves de fin du cycle primaire auront lieu le 27 mai, suivies de la session de rattrapage prévue le 24 juin 2012.
Par contre,
Selon les enseignants, la conception des sujets prendra en charge les leçons dispensées et mentionnées dans les cahiers des textes, dont des copies seront envoyées aux directions de l’éducation, afin de les transmettre à la commission de suivi des programmes et à la tutelle avant la date fatidique. C’est d’ailleurs la référence sur laquelle se basera le ministère pour élaborer les sujets des examens.
[via] Sarah Sofi, elmoudjahid.com

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