
De nos jours, les enfants ont un accès simplifié aux outils de communication comme les tablettes, les smartphones ou les ordinateurs. Cependant, la communication établie par ces outils est visuelle puisque sous forme de textes dans les mails ou les sms. Une étude menée par le professeur Marco Catani au King’s College de Londres démontre que grandir en utilisant des outils comme les tablettes appauvrit le potentiel de vocabulaire des enfants.
L’étude du docteur Catani porte sur la capacité d’apprentissage de nouveaux mots. Le scan du cerveau de 27 volontaires a démontré que l’écoute et la répétition verbale de mots inconnus étaient la clé de la compréhension. Jusqu’à présent, les adultes ayant appris ainsi disposent en moyenne d’un vocabulaire de 30.000 mots. Malheureusement, le fait que de nos jours les enfants passent beaucoup de temps face à écran ne les aide pas à développer le leur.
Sans trop rentrer dans le détail, c’est un processus complexe de mémorisation reliant différentes zones du cerveau qui construit peu à peu le vocabulaire. La région clé du cerveau se nomme le « faisceau arqué« . C’est un ensemble de fibres nerveuses qui connecte la zone responsable de l’écoute et du décodage des sons à celle de l’élocution. Les scans cérébraux des volontaires ont démontré que faire travailler cette zone la renforce et facilite par la suite l’apprentissage de nouveaux mots.
Allez allez ! On éteint nos appareils 2.0 et on retourne lire à voix haute l’encyclopédie du grand-père.
[via Viabusinessinsider] gizmodo.fr

Le « texting« , et plus généralement, le fait d’adopter un langage abrégé, n’a sans doute pas aidé la grammaire dans son ensemble. Une étude tend d’ailleurs à le prouver.
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