
Selon des études faites, dans chaque société, il peut y avoir entre 2 et 5% de personnes surdouées, mais en Algérie, cette catégorie n’est pas encore identifiée. Au niveau de chaque établissement scolaire on compte un ou deux élèves surdoués. Leur détection et leur bonne orientation constituent le meilleur investissement dans le capital humain, estiment les pédagogues.
Dans la perspective de la mise en application de la réforme du système éducatif, il a été décidé la création de filières d’excellence conformément au décret exécutif 401/2003 du 20 avril 2003. Trois établissements scolaires sont concernés dans une première étape. Il s’agit des lycées des Frères-Biskri (Constantine), Ibn El-Haythem (Alger) et Colonel-Lotfi (Oran). Les élèves surdoués peuvent s’inscrire dans l’une des filières, philosophie, mathématiques ou techniques mathématiques.
Les candidats admis sont pris en charge par l’État. Certains enfants naissent avec une intelligence hors du commun, en avance par rapport à leurs petits camarades et sans un soutien adéquat, ces enfants à haut potentiel peinent souvent à trouver les stimulations nécessaires à leur apprentissage, s’ennuient et s’isolent de leurs camarades. Leur rythme de développement intellectuel est supérieur à quelqu’un de normal de leur âge. Quant à leurs développements affectif, relationnel et psychomoteur, ils correspondent aux normes de leur âge. De ce fait, leurs capacités particulières et leur émotivité caractéristique peuvent compromettre leur sociabilité dans certains cas. Ils deviennent également vulnérables dans le milieu scolaire normal.
Pour éviter ces effets pervers, il est judicieux, indique le Dr Benyakoub, de les placer dans les milieux les mieux adaptés. Cette spécialiste préconise ainsi de mettre en place des écoles spécialisées et, bien évidemment, avec des formateurs spécifiques et des programmes adaptés. De son côté le Dr Kacimi, psychologue, avance « il est important de dépister très tôt cette précocité, pour en faire un atout et non un handicap. De l’aide des parents et de l’accompagnement adapté, dépend l’avenir de ces surdoués », nous dira-t-elle. Mais comment les enseignants, déjà submergés de travail et de responsabilités, doivent-ils répondre aux besoins spécifiques de ces élèves ? Le peuvent-ils déjà ? Et savent-ils détecter un élève surdoué au moins ?
Selon des études faites, dans chaque société, il peut y avoir entre 2 et 5% de personnes surdouées, mais en Algérie, cette catégorie n’est pas encore identifiée. Au niveau de chaque établissement scolaire on compte un ou deux élèves surdoués. Pour répondre à leurs besoins intellectuels, le ministère de l’Education a décidé d’ouvrir des filières d’excellence au niveau de trois lycées au Centre à l’Est et a l’Ouest du pays pour leur prise en charge. Il est envisagé à l’avenir, d’ouvrir six lycées spéciaux, un par région qui recevront les meilleurs élèves de fin de collège après une sélection stricte. Ces élèves talentueux bénéficieront des mêmes devoirs que leurs camarades des lycées normaux (examens, programmes) mais à la différence, ils seront encadrés de façon à répondre à leur forte volonté devant le travail scolaire. Le dispositif pédagogique, animé par des pédagogues triés sur le volet du sérieux et du professionnalisme, vise notamment à : répondre aux rythmes d’acquisition de cette catégorie d’élèves, développer en eux, l’autonomie et les facultés d’autoformation. A cet effet il leur sera dispensé un enseignement renforcé en langues étrangères et en TIC afin de leur assurer une plus grande ouverture sur le monde et la modernité.
Dans l’esprit des concepteurs du projet, il est indispensable de doter ces établissements de tous les moyens matériels nécessaires à ce type d’enseignement. Il est question de CDI (Centres de documentation et d’information), d’ateliers culturels, de laboratoires de langues, d’informatique, de salles et de terrains de sport… En un mot, cette antichambre des grandes écoles, un projet lui aussi avancé au niveau du MESRS, sera la fabrique de l’élite du pays. C’est pour cela que des moyens conséquents leurs seront alloués. « Être un enfant surdoué ou précoce est une particularité que l’on imagine d’emblée comme une chance, un don. Mais pour le concerné, elle peut aussi être synonyme de difficultés et d’incompréhension. Parce que mal connus, les jeunes surdoués doivent parfois affronter un parcours semé d’embûches, tant sur le plan social que scolaire. En les aidant à comprendre qui ils sont, et en les accompagnant au quotidien, les parents et les enseignants ont auprès de ces enfants, un rôle crucial à jouer », dira docteur Kacimi.
Toujours selon le docteur Kacimi, « la découverte d’un surdoué nécessite beaucoup d’outils et obéit à certains critères. Ce dernier se distingue en effet par des caractéristiques spécifiques, notamment émotionnelles et psychologiques. On peut être qualifié de génie, dès l’âge de 3 ans, et le défi désormais est de pouvoir créer des mécanismes d’identification de ces surdoués.»
[via elmoudjahid.com]

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